La réinsertion

Dans ces EPM , les élèves sont environ 6 par classes.

Ils ne sont pas nombreux par rapport aux classes d’établissements scolaires.

Cela permet de faciliter le suivie de chacun. Ces petits groupes de classes de niveau permettent un suivi individuel et leur permettent de les faire progresser en leur donnant une chance de réussir.

Ces salles de classes sont composées de tables pour les élèves, d’un bureau pour le professeur et d’ordinateurs.

Certains cours sont consacrés à des contraintes de la vie quotidienne comme la rédaction de CV.

Ensuite, ces EPM proposent différents ateliers afin de former des détenus pour qu’ils puissent trouver un emploi à leur sortie.

Il y a l’atelier d’enseignement technique, de cuisine et de bâtiment.

Enfin, ils disposent d’un stimulateur de conduite pour leurs apprendre à conduire.

Cependant, lorsque le détenu veut sortir pour assister à un stage ou une journée éducative, il doit être calme et avoir une attitude correcte. C’est pourquoi le juge va regarder son comportement durant son incarcération et il va voir s’il est apte à respecter le cadre dans lequel il se trouve.

 

Dans ces EPM, les mineurs ont l’obligation de passer leurs examens.

Dans chaque EPM, il y a 8 groupes de niveau :

  •   Un groupe d’alphabétisation

 

  •  Deux groupes de collèges

 

  •   Deux groupes de DNB (diplôme national du brevet)

 

  •   Deux groupes de CFG (certificat de formation générale)<!--[endif]-->

 

  •   Un groupe de remobilisation des mineurs très éloignés de l’école et n’ont pas d’aptitudes scolaires.<!--[endif]-->

Les activités culturelles et sportives comme le football et le théâtre sont obligatoires.

Les détenus ne voulant pas aller en classe à cause de l’abandon des études ou la peur du regard des autres peuvent avoir des cours particuliers dans leurs cellules afin qu’ils reprennent confiance.

 Le rôle de la famille pour ces mineurs est très important.

C'est pourquoi, les détenus ont le droit de recevoir des visites de leurs proches le mercredi après midi, le samedi et le dimanche toute la journée.

Les parloirs sont très accueillants, avec une très grande baie vitrée qui donne vie sur la cour.

 Les parloirs sont délimités par des claustrât, des séparations qui permettent de préserver l'intimité des familles.

 Beaucoup de personnes peuvent rendre visite aux mineurs mais c'est surtout la famille proche qui vient voir les détenus.

Par contre, lorsque le mineur est en préventive, c'est le juge qui décide du droit de visite.

S’il est condamné, c'est le chef de l'établissement qui décide.

Généralement, les liens familiaux sont acceptés.

Cependant, il faut savoir que 50% des mineurs de ces EPM ne sont pas visités pour plusieurs raisons:

  •  la perte des proches

 

  •   la rupture des liens familiaux

 

  •   la distance géographique

Donc d'autres moyens sont mis en place : chaque unité de vie possède un point téléphone.

C'est le même principe que les parloirs mais un financement est nécessaire. Les mineurs n’ayant pas les moyens ont une aide financière : 10 euros par mois.

 Quelques temps avant la sortie des mineurs, les éducateurs et le personnel des EPM se réunissent pour discuter l’avenir professionnel des mineurs à leur sortie. Une remise en question se fait sur la cause de l'incarcération.

Les mineurs sortent soit à la fin de leurs peines ou lorsque le juge ordonne une mise en liberté.

La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est chargée de la prise en charge et l’accompagnement du mineur donc le suivi  après la sortie de prison de celui-ci.  C’est l’une des directions du Ministère de la Justice.

A cause du sous effectif des éducateurs et des membres de la PJJ, les mineurs ne sont pas bien suivis à leurs suivis.

D'où la forte récidive.

 Exemple d'un jeune délinquant cité par la directrice adjointe de l'EPM de Lavaur:

 Le détenu avait 17 ans, il était incarcéré dans le quartier mineur de la maison d'arrêt de Seyes pour coups et blessures volontaires et vol a l'étalage.

Lors de l’ouverture de l’EPM à Lavaur, il a été transféré  dans cette ville.

C'était un jeune très difficile, ingérable.

Un jour, il s'est battu et s'est retrouvé au quartier disciplinaire qu'il a dégradé.

Il cherchait constamment la confrontation physique, il testait les adultes et le cadre.

Progressivement, il s'est assagit et a comprit les conséquences de ces actes.

Les éducateurs ont fait en sorte d'écourter son incarcération.

Aujourd'hui il est en 1ère générale et suit un bon cursus scolaire, il a de bonnes notes à son lycée.

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