L'EPM d'Orvault

I. Présentation

L'établissement pénitentiaire pour mineurs d'Orvault, à la périphérie de Nantes, a été mis en service le 5 février 2008. Il est conçu pour l'accueil de 60 jeunes détenus, âgés de 13 à 18 ans. Tout en restant dans un milieu carcéral, il place l'éducation au cœur de la prise en charge des jeunes avec un objectif : préparer leur sortie ainsi que leur réinsertion.

D'une surface de 5 400 m², l'EPM d'Orvault s'étend sur un terrain de 1,5 hectares. Il dispose de 7 unités d'hébergement : 5 unités pour les garçons, une réservée aux filles et une pour les nouveaux arrivants. L'EPM dispose également d'un terrain de sport et d'un gymnase, d'un pôle enseignement, d'un pôle santé et d'un pôle parloir.

II. Interview

Nous sommes entrées en contact au dernier moment avec un educateur de la prsion d'Orvalut par l'intermédiare d'un forum dans lequel il nous a communiqué son adresse mail. Il nous a confié ces réserves au sujet de l'incarcération des mineurs :

Pourquoi les EPM suscitent-ils vos réserves ? (Nous)

(Anonyme) : Aujourd'hui, le discours officiel de l'administration présente les EPM comme des prisons modernes : « On sort les mineurs des prisons pour majeurs. » En effet, ce sont des établissements ultramodernes avec confort et cellulles individuelles mais cela reste des prisons. On a beau mettre du vernis éducatif, notre slogan reste que « la vie ne s’apprend pas en prison ». Les éducateurs arriveront peut-être à contenir les gamins, à les conformer à respecter les règlements internes, mais est-ce qu’on aura réglé pour autant la problématique de ces gamins ?

 

Quelles sont les alternatives possibles à l’incarcération ? (Nous)

(Anonyme) : Chaque mineur est un cas individuel, a son histoire, sa prise de conscience et son parcours. Ce qui fait la richesse du travail en milieu ouvert de la PJJ, c’est que chaque éducateur fait des propositions éducatives et alternatives au magistrat (éloignement, placement, suivi ouvert avec la famille, séjour à l’étranger...). Il y a tout un arsenal qui permet de coller individuellement au suivi des jeunes. On n’a pas des réussites systématiques car l’éducatif n’est pas une science exacte. Ces jeunes sont avant tout des victimes, qui vivent dans une insécurité depuis longtemps, avec des parcours semés de ruptures dès leur plus jeune âge. En les aidant et les accompagnant, on a plus de chances qu’ils fassent d’autres choix que la délinquance. La répression n’est pas la bonne réponse.

 

III. Suicides

Un adolescent a été découvert, mardi 23 février, pendu dans la douche dans sa cellule, dans l'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) d'Orvault (Loire-Atlantique). Le jeune homme avait confectionné un ballot à forme humaine qu'il avait placé sous ses draps afin de ne pas attirer l'attention des gardiens, la douche se trouvant dans un angle mort depuis l'œilleton de la cellule, d'après les indications d'un délégué régional CGT.

L'adolescent, d'environ 16 ans, était un jeune "assez fragile", selon cette même source, et avait effectué plusieurs hospitalisations d'office en hôpital psychiatrique. Il se trouvait en détention pour une procédure criminelle, selon la même source.

L'EPM d'Orvault est le cinquième à avoir ouvert en France, où sept établissements de ce type existent désormais. D'une capacité de 60 places, le centre avait ouvert en février 2008 et accueille actuellement une trentaine de détenus mineurs venus de l'ouest de la France.

 

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